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Journée internationale de vivre-ensemble en paix

16 MAI

La peinture murale réalisée au Siège des Nations Unies par l’artiste espagnol José Vela Zanetti, s’étendant sur plus de 18 mètres de long et près de 4 mètres de haut, illustre la quête constante de l’humanité pour une paix durable.
Photo :ONU/John Isaac

Instaurer la confiance par le dialogue, l’inclusion et la réconciliation

Le thème « Vivre ensemble en paix : instaurer la confiance par le dialogue, l’inclusion et la réconciliation » semble particulièrement d’actualité en 2026. En ce début d’année, le Secrétaire général des Nations Unies a évoqué un monde marqué par les tensions et l’incertitude, tout en appelant à un engagement renouvelé en faveur de la coopération à travers le Pacte pour l’avenir et l’initiative ONU80.

Le thème général de la quatre-vingtième session de l’Assemblée générale — « Mieux ensemble : 80 ans et au-delà pour la paix, le développement et les droits humains » — s’inscrit dans le même esprit. Il reflète une vérité simple mais essentielle : la paix ne repose pas sur l’uniformité. Elle s’épanouit lorsque les gens choisissent d’écouter, de faire de la place aux autres et de protéger la dignité de ceux dont les expériences, les croyances et les origines peuvent différer des leurs. En ce sens, vivre ensemble en paix n’est pas un idéal abstrait pour 2026. C’est une tâche urgente et concrète.

Dans l’ensemble du système des Nations Unies, les discussions menées en 2026 ont mis en évidence le lien étroit qui existe entre la paix et la confiance. Dans une déclaration de mars 2026 sur les droits de l’homme et la culture de la paix (en anglais), le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a souligné que l’exclusion, la discrimination et l’impunité aggravent les griefs, tandis que le respect des droits de l’homme contribue à instaurer la confiance et à renforcer la cohésion sociale. Ce message est réaffirmé dans le projet de résolution de l’Assemblée générale de janvier 2026 sur le dialogue interreligieux et interculturel, qui établit un lien entre le dialogue et la paix, la stabilité sociale et la compréhension mutuelle, et appelle à davantage d’inclusion et d’unité face aux discours de haine et à la discrimination. Les travaux de l’UNESCO sur le dialogue interculturel vont dans le même sens : le dialogue n’est pas un geste de pure forme ni une simple question de bonnes intentions ; c’est l’un des moyens par lesquels les sociétés commencent à réparer les relations brisées, à apaiser les tensions et à créer les conditions nécessaires au maintien de la paix.

Culture de paix

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Organisation des Nations Unies a été créée avec des objectifs et des principes qui visent surtout à préserver les générations futures du fléau de la guerre. L’un de ces objectifs est de parvenir à une coopération internationale pour résoudre les problèmes internationaux d’ordre économique, social, culturel ou humanitaire et promouvoir et encourager le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.

L’adoption par l’Assemblée générale le 15 janvier 2018 de la résolution A/RES/72/130 proclamant le 16 mai Journée internationale du vivre-ensemble en paix s’inscrit dans le cadre :

  • de la Charte des Nations Unies, notamment les buts et les principes qui y sont énoncés, en particulier la volonté résolue de préserver les générations futures du fléau de la guerre ; et
  • de la Déclaration et du Programme d’action en faveur d’une culture de paix, qui sont le cadre universel dans lequel la communauté internationale, particulièrement le Système des Nations Unies, doit promouvoir une culture de paix et de non-violence pour le bien de l’humanité, en particulier celui des générations à venir.

La paix n’est pas simplement l’absence de conflits, mais est un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération. Il importe donc de respecter et de comprendre la diversité des religions et des cultures dans le monde, de préférer le dialogue et la négociation à l’affrontement et de s’entraider. C’est dans cet esprit que de nombreuses autres résolutions ont été adoptées au titre du point de l’ordre du jour intitulé « Culture de paix », telles que :

  • la résolution A/RES/52/15 du 20 novembre 1997, dans laquelle elle a proclamé l’an 2000 Année internationale de la culture de la paix ;
  • la résolution A/RES/53/15 du 10 novembre 1998, dans laquelle elle a proclamé la période 2001-2010 Décennie internationale de la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde ;
  • la résolution A/RES/71/252 du 23 décembre 2016, sur la Suite donnée à la Déclaration et au Programme d’action en faveur d’une culture de paix.

Source : Nations Unies

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