Jusqu’au 25 mai, la Bibliothèque de l’université du Travail à Charleroi accueille l’exposition « les hommes debout » de Bruce Clarke. Un projet artistique et mémoriel réalisé en hommage aux victimes du génocide Rwandais. L’exposition est composée de grande bâche qui reproduisent le travail de collage de l’artiste.

 

Les hommes, les femmes, les enfants représenté sur les toiles de Bruce Clarck ne viennent de nulle part. Ce sont juste des hommes – êtres humains – debout ! Mais ce sont aussi des personnages ancrés dans une certaine réalité celle de l’après génocide au Rwanda. 20 ans après l’artiste anglais a choisi l’angle de la dignité pour illustrer ce que cette tragédie a confisqué aux victimes.

Un artiste militant

Ce travail fait partie d’une interrogation de l’artiste sur le racisme d’état. Le génocide organisé. « Au début je suis plasticien, je fais des tableaux, j’expose en galerie, au musée. En même temps, je suis militant dans l’âme, j’étais militant en Afrique du Sud, c’est l’Afrique du Sud qui m’a amené au Rwanda presque littéralement. » Mais un autre aspect militant c’est greffé à cette première approche « c’est de dire que le génocide par définition est un crime contre l’humanité, donc nous. Ce génocide au Rwanda fait partie de notre histoire. »

Bruce Clarke, a dessiné ces héros, rescapés des temps modernes en mode méga format, certains exposés en Europe, c’est le collage qui leur donne vie. « Pour moi le collage ça donne une autre lecture à l’image originale et ça casse une lecture purement frontal du personnage accroché en grand format« . Même si une oeuvre d’art ne peut pas tout expliquer.