
Les mutilations génitales féminines constituent une violation des droits humains qui porte atteinte aux droits fondamentaux des filles et des femmes. Les lésions infligées aux organes génitaux féminins pour des raisons non médicales peuvent avoir des répercussions à court terme ou à vie sur la santé physique, sexuelle et mentale, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse, en passant par l’âge de procréer.
Aujourd’hui, plus de 230 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales féminines et ont besoin d’accéder à des services de soins appropriés. Les enjeux sont importants : on estime que 22,7 millions de filles supplémentaires risquent de subir des MGF d’ici 2030 si aucune mesure n’est prise rapidement. Chaque année, environ 4 millions de filles sont victimes de cette pratique, dont plus de 2 millions avant l’âge de cinq ans.
Bien que des progrès aient été réalisés, la moitié des avancées enregistrées au cours des 30 dernières années l’ont été au cours de la dernière décennie seulement, ce qui n’est pas suffisant. Le taux de diminution doit être 27 fois plus rapide pour atteindre l’objectif de développement durable n°5 d’ici 2030.
Mettre fin aux mutilations génitales féminines nécessite un investissement soutenu. Pour chaque dollar investi, le retour sur investissement est de 10 dollars. À l’inverse, l’inaction coûte cher : le traitement des complications sanitaires liées aux mutilations génitales féminines coûte aux systèmes de santé environ 1,4 milliard de dollars par an.
Appel à l’action : comment investir
- Briser les cloisonnements : intégrer la prévention des MGF dans les programmes éducatifs, sanitaires et économiques.
- Augmenter les financements : renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’engagement du secteur privé.
- Prendre des décisions fondées sur des données : investir dans des systèmes nationaux de données pour suivre les progrès et éclairer les politiques.
- Utiliser son influence : utiliser ses compétences professionnelles ou son influence sociale pour remettre en question les comportements qui perpétuent les MGF.
L’ONU dans la lutte contre les mutilations génitales féminines
Depuis 2008, l’UNFPA et l’UNICEF dirigent le Programme conjoint sur l’élimination des mutilations génitales féminines, la plus vaste initiative mondiale visant à collaborer avec les gouvernements et les partenaires afin d’accélérer les efforts et d’obtenir des résultats. Le programme se concentre sur le renforcement de stratégies rentables et fondées sur des données probantes, telles que l’engagement communautaire et la collaboration avec les prestataires de soins de santé, afin de transformer les normes sociales et de genre.
Ressources
Sites web
- Site officiel de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (FNUAP)
- Le FNUAP et les mutilations génitales féminines
- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les mutilations génitales féminines
- L’UNICEF et les mutilations génitales féminines
- Actualités de ONU-Femmes sur les mutilations génitales féminines
- Initiative « Spotlight » pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles
- Programme conjoint UNFPA-UNICEF sur les mutilations génitales féminines (MGF)
- Campagne : Nées entières – Voix de survivantes






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