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Kit de prévention des mutilations génitales féminines

Les associations spécialisées dans la lutte contre les MGF (INTACT, CL-MGF et GAMS), via les Stratégies Concertées de Lutte contre les MGF (SC-MGF), ont décidé de mettre au point un « kit de prévention des mutilations génitales féminines » afin de faciliter l’accès à l’ensemble des outils de prévention des MGF disponibles en Belgique.

Ce kit contient les outils/documents suivants :

  • Un mode d’emploi du kit (présentation des outils et leur usage, présentation des associations spécialisées et de leurs champs d’action): télécharger ;
  • La carte mondiale des prévalences MGF : télécharger ;
  • Le « passeport STOP MGF » rappelant la loi belge concernant les MGF (sur demande) ;
  • Le dépliant « pas d’excision pour ma fille » : télécharger ;
  • Un triptyque reprenant les critères d’évaluation du risque, l’échelle de risque et l’arbre décisionnel : télécharger ;
  • Le guide d’entretien avec les filles et leur famille : télécharger ;
  • Un modèle d’un certificat médical qui peut être rédigé après examen, avant un départ en vacances (disponible sur demande) ;
  • Un modèle d’engagement sur l’honneur à ne pas faire exciser son enfant (disponible sur demande) ;
  • La brochure « Le secret professionnel face aux MGF » : pour télécharger se rendre à l’adresse suivante : cliquer ici ;
  • Le guide à l’usage des professions concernées : télécharger ;
  • L’étude de prévalence des femmes excisées et des filles à risque en Belgique (mise à jour au 31 décembre 2012) : télécharger

Kit MGF

Le kit de prévention est disponible à la demande auprès de Marie De Brouwere, coordinatrice des SC-MGF que vous pouvez joindre
par E-mail : scmgf.be@gmail.com
par téléphone au 02/219 43 40.

Lorsque c’est possible, elle vous communiquera quels sont les « points de diffusion » les plus proches de chez vous.

 

Source : http://www.strategiesconcertees-mgf.be

Le CRIC est l’un des points relais pour le GAMS 071 / 20.98.60.

 

Matinée de sensibilisation à l’excision, 26 septembre à Charleroi…

 

 

Le contexte juridique international et les MGF :

Les mutilations génitales féminines (ci-après MGF) constituent des traitements inhumains et dégradants au sens de plusieurs Conventions Internationales, telles la Convention européenne des droits de l’homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention au droits de l’enfant. Les MGF sont considérées comme des persécutions au sens de la Convention de Genève et susceptibles de justifier l’octroi du statut de réfugié-e. De récents développements en matière d’asile et de droits fondamentaux au niveau de l’Union européenne ou dans le cadre du Conseil de l’Europe démontrent une volonté de ces Institutions de mieux protéger des filles et femmes à risque contre les MGF ainsi que par rapport à d’autres pratiques traditionnelles néfastes (PTN), telles les mariages forcés ou précoces. Au sein de l’Union Européenne, la Directive dite de Qualification(1) a récemment subi une refonte avec l’objectif notamment de mieux protéger les groupes vulnérables. Au sein du Conseil de l’Europe, la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique connue sous le nom de «Convention d’Istanbul»(2) a vu le jour pour mieux appréhender les violences liées au genre, que ce soit dans le cadre de l’examen des demandes d’asile ou dans le cadre plus général de la prise en compte de la problématique de la violence domestique. Cette Convention n’est toutefois pas encore en vigueur.
Enfin une récente résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, relative à l’intensification des efforts mondiaux en vue d’éradiquer les MGF, adoptée le 20 décembre 2012 demande instamment aux pays de condamner toutes les pratiques dangereuses qui affectent les femmes et les filles, en particulier les mutilations génitales féminines, et de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l’application de la législation, la sensibilisation et l’allocation de ressources suffisantes, pour protéger les femmes et les filles contre cette forme de violence.

 

(1) Directive 2011/95/CE du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes minimales relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir prétendre au statut de réfugié-e ou les personnes qui, pour d’autres raisons, ont besoin d’une protection internationale, et relatives au contenu de ces statuts (refonte), JO L 337/9 du 20.12.11.
 
(2) Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, Istanbul, 11.V.2011.

 

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