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Évaluation du Parcours d’Intégration

Le retour et la réintégration des migrants qui ne veulent ou ne peuvent pas rester dans un pays d’accueil ou de transit suscitent un regain d’intérêt parmi les décideurs nationaux et internationaux du monde entier. Un nombre croissant de personnes migrent dans le cadre de mouvements mixtes de plus en plus complexes, et se trouvent souvent bloquées ou en situation irrégulière pendant des périodes prolongées.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a été créée en 1951 pour promouvoir des migrations ordonnées et respectueuses de la dignité humaine dans l’intérêt de tous. Elle est l’organisation intergouvernementale chef de file dans le domaine de la migration et collabore étroitement avec des partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux. Composée de 172 États Membres et de 8 États observateurs, elle a des bureaux dans plus de 100 pays. L’OIM s’emploie à fournir des services et des conseils aux gouvernements et
aux migrants.

À l’appui de la réinsertion des migrants de retour, l’OIM met en oeuvre depuis 1979, dans le monde entier, des programmes d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) qui permettent d’assurer un retour et une réintégration dans le respect de la dignité humaine.

Conçus initialement en Europe, où se concentrent toujours la majorité des retours volontaires assistés effectués avec l’appui de l’OIM, les programmes AVRR se sont progressivement développés au cours des quarante dernières années, sur le plan tant géographique que programmatique. Le nombre de pays d’accueil où sont mises en oeuvre des activités AVRR n’a cessé de s’étendre au-delà de l’Europe, à des pays d’accueil en Afrique, en Asie, dans les Amériques et en Océanie. Dans le contexte de la migration de transit, les programmes AVRR permettent effectivement de venir en aide aux migrants en détresse et souvent démunis ou n’ayant pas les moyens de poursuivre leur voyage, qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière.

Dans le même temps, l’aide à la réintégration a été progressivement introduite pour compléter le retour volontaire assisté, car il est apparu que pour garantir la durabilité du processus de réintégration, il est fondamental de répondre aux besoins des migrants de retour, et plus particulièrement de ceux en situation de vulnérabilité, et de faciliter leur réinstallation au pays.

Grâce à des partenariats noués avec des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux ainsi qu’avec d’autres organisations internationales, l’OIM a approfondi ses connaissances en matière d’aide au retour volontaire et à la réintégration et a élargi la portée de ses programmes AVRR, qui ont bénéficié à plus de 1,6 million de personnes au fil des ans. Aujourd’hui, de plus en plus de parties prenantes fournissent un soutien dans le domaine du retour volontaire, tandis que la diversité géographique des programmes AVRR s’accroît, de même que l’intérêt des acteurs du développement pour la réintégration durable.

Le présent cadre relatif à l’aide au retour volontaire et à la réintégration (ci-après le Cadre) est basé sur la contribution de longue date de l’OIM dans ce domaine et marque une étape importante dans l’action menée par l’Organisation en la matière.

Conçu à l’intention des responsables politiques comme des spécialistes de l’aide au retour volontaire et à la réintégration, il ne se limite pas à l’action de l’OIM. Étant donné la diversité des critères d’admissibilité, des ressources disponibles, des politiques nationales, des partenaires d’exécution et des contextes opérationnels, il propose une feuille de route permettant d’aborder le retour volontaire et la réintégration d’une manière globale – propre à répondre tout à la fois aux besoins des migrants de retour considérés individuellement, aux besoins des communautés dans lesquelles ils retournent et aux priorités des gouvernements concernés – qui préconise des mesures, des politiques et des pratiques coordonnées entre les acteurs chargés de la gestion des migrations et ceux du développement à l’échelle internationale, nationale et locale.

 

Source : OIM – Organisation Internationale pour les Migrants

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