Le décret relatif à l’intégration des personnes étrangères proposé par la Ministre wallonne de l’Action sociale, Alda GREOLI, a été voté, ce mercredi, par le Parlement de Wallonie. Ce décret a pour objectif de renforcer les dispositifs constituant le parcours d’intégration afin d’en amplifier les effets et le nombre de personnes bénéficiaires. La Wallonie affectera annuellement 8 millions d’euros supplémentaires dans le dispositif portant le budget à près de 23 millions en 2019. 

Alda GREOLI : « Je me réjouis de cette décision et des garanties que nous donnons aux personnes étrangères qui souhaitent s’installer en Wallonie. En renforçant le dispositif du parcours d’intégration, la Wallonie permet à chaque individu d’acquérir des aptitudes nécessaires en langue française ainsi qu’une connaissance de la société wallonne, belge et européenne, augmentant ainsi ses chances de participer au fonctionnement de notre société.

L’intégration des personnes étrangères est non seulement une priorité sociale et humaine mais également économique. Dans un souci d’égalité des chances, il est essentiel de pouvoir leur garantir les mêmes droits et obligations qu’à tout autre citoyen. Leur permettre de trouver un logement, d’accéder à  un emploi, de suivre le parcours et la vie scolaire de leurs enfants, de faire des études… est une question de bon sens mais surtout d’humanité, de respect et de dignité. »

Actuellement, ce sont plus de 3.000 personnes qui fréquentent volontairement ou obligatoirement le parcours d’intégration annuellement. Les mesures proposées visent aussi à faire entrer dans ce parcours jusqu’à 1.500 personnes supplémentaires. Le budget supplémentaire annuel affecté à ces mesures, en année pleine, est de 8 millions d’euros.

Concrètement et conformément aux attentes des personnes concernées et des professionnels du secteur, le décret prévoit :

  • 400 heures minimum de formation pour le français (FLE, pour « français langue étrangère ») et 60 heures pour les formations à la citoyenneté.
  • d’augmenter le public visé par l’obligation et de revoir la liste de dispenses.
  • la définition du public-cible de la politique de l’intégration est revue en permettant aux belges d’origine étrangère qui en éprouvent le besoin de faire appel aux différents mécanismes de soutien.
  • de pouvoir agréer des opérateurs pour un axe d’accompagnement social ;
  • la prise en charge des mineurs étrangers non-accompagnés, public particulièrement vulnérable. La Wallonie octroiera des aides aux organismes qui les accompagnent.
  • de faciliter les collaborations entre les communes et les Centres régionaux d’intégration (CRI). Ces collaborations permettront d’accélérer le contact entre le primo-arrivant et le centre régional d’intégration dont il dépend.
  • Enfin, diverses modifications de compositions des instances présidant au parcours d’intégration sont mises en œuvre, notamment celle du comité de coordination ou au sein des conseils d’administration des Centres régionaux d’intégration eux-mêmes. La mise en place d’un comité d’accompagnement opérationnel représentatif du secteur est également prévue.

Ce parcours d’intégration amplifié ouvre la voie à l’émancipation et à ce que chaque personne puisse trouver sa place dans un environnement qui lui est neuf. Alda GREOLI souligne en effet que « l’épanouissement et l’intégration sociale de chaque femme et de chaque homme ne peut se construire que par son développement personnel, sa participation à la société et à travers ses relations avec les autres. »

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