Pour une société inclusive : par où (re)commencer ?

Rapport annuel 2016.

2016 restera dans nos mémoires comme l’année des attaques terroristes qui ont frappé Bruxelles et Zaventem. Cette violence meurtrière a profondément marqué notre société. Il existe désormais un avant et un après 22 mars.

La tentation de rejeter la faute sur l’autre n’a jamais été aussi forte. Unia voit là un manque de cohésion sociale et une perte de solidarité. De plus en plus de citoyens ont la tentation de céder aux sirènes du repli sur soi. Les groupes minoritaires sont encore trop souvent ignorés ou mis à l’écart. Au-delà de la hausse du nombre de signalements en lien avec les attentats, c’est la gravité des faits rapportés qui nous alarme. Même s’il n’y a pas eu un basculement collectif et généralisé dans la haine et l’exclusion de l’autre, – ce dont il faut se féliciter -, nous voyons cependant, à travers les dossiers dont Unia est saisi, une évolution préoccupante. Les propos et les menaces sur la toile sont plus violents et radicaux que par le passé, des personnes sont aujourd’hui directement agressées physiquement simplement parce qu’elles sont musulmanes. Des soupçons, fondés sur des rumeurs ou des éléments particulièrement légers, mènent à des refus ou à des pertes d’emploi.

La taille de notre pays est inversement proportionnelle à la distance qui semble parfois séparer les gens. Le travail d’Unia est justement de les rapprocher. C’est un effort à mener en commun. Inverser le cours des événements exige de l’ensemble des communautés et des citoyens qu’ils ne tombent pas dans le piège de la défiance ou de la haine les uns envers les autres. Il faut continuer à construire ensemble une société inclusive et participative. Plus qu’un état d’urgence, c’est de l’urgence d’un état où chacun trouve sa place dont nous avons besoin.

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Source : UNIA